A écouter, regarder ou lire la presse, la crise est partout et n’épargne personne. Elle semble toucher tous les pans de l’économie. Le secteur informatique sera-t-il touché ? Sera-t-il épargné ?
Le Gartner, IDC, le SYNTEC et même l’APEC s’accordent pour prévoir une baisse généralisée de l’activité. L’augmentation sensible du nombre d’emails "collaborateurs disponibles" que je reçois chaque jour va effectivement dans ce sens. Les conversations que j’ai régulièrement avec "mon réseau" me font également penser que l’activité des SSII généralistes ou des agences de communication traditionnelles est en baisse sensible.
Pourtant l’activité de GLOBALIS (comme celles de certains de ses confrères œuvrant dans le même créneau) reste très forte. L’ensemble des sociétés spécialisées dans le web semble s’en sortir très bien : SSII web, agences web. Le recrutement continue et les équipes tournent à plein régime.
Tout d’abord, le web est un secteur où la croissance a été très forte ces dernières années, les acteurs affichant une augmentation de leur chiffre d’affaire de +30% sont monnaie courante. Un ralentissement ne signifierait donc pas une baisse de l’activité, mais plutôt une baisse de la croissance.
Nous avons ensuite la chance d’être dans un marché dynamique où les nouveaux usages (généralisation de l’internet, utilisation du téléphone portable, etc.) tirent chaque jour la demande vers le haut.
L’Open Source est depuis quelques années mur mais la crise offre un éclairage nouveau sur ces technologies. Des DSI réticentes s’y jettent désormais à corps perdu.
Le web d’abord et l’Open Source ensuite sont des solutions qui s’offrent naturellement, voire s’imposent, à tout le monde en ces temps difficiles. Les budgets traditionnels (communication papier et média hors web, informatique propriétaire et non web) subissent, quant à eux, des coupes importantes.
Autre indicateur, avez-vous essayé de recruter un développeur PHP de niveau correct ? Je n’ai noté, quant à moi, aucune amélioration sensible des délais de recrutement.
La crise épargne clairement les métiers du web ou, en tout cas, ses acteurs bien structurés et implantés. Je pense toutefois qu’il faut rester modeste et être prudent car la visibilité reste faible (quelques mois au plus) et un recours plus large à l’offshore est un danger auquel nous pouvons être confronté. Attention également à garder une offre homogène et à préparer la sortie de crise. Ainsi l’Open Source ne doit pas apparaitre comme une solution low cost.
Chez GLOBALIS, nous nous attachons à être souples, réactifs et à l’écoute systématique des problématiques de coûts de nos clients. Nous restons positionné sur notre cœur de marché, à savoir le développement autour de la plateforme PHP, mais accroissons chaque jour notre expérience sur de nouveaux marchés (tel le web mobile par exemple). Nous restons aussi à l’écoute d’opportunité de croissance externe.
Mes indicateurs de marché :
Baromètre Hitechpros
PAC
Conjoncture Challenges
Sources :
Prévisions Syntec Informatique du 1er avril
Prévision IDC du 3 mars
Reuters : L’effet de la crise sur les SSII françaises est encore à venir
Apec : note du 22 avril et communiqué du 17 mars
Etudes Novell, RedHat et Forrester sur l’adoption des logiciels Open Source.
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