Mais par dessus tout, le plus gros problème de Free Mobile viendra très certainement de la difficulté à déployer son réseau. Or, sans réseau, pas de couverture. Et sans couverture…pas de client. D’ici 2012, la filiale d’Iliad devra couvrir 25% de la population, afin de coller à la "roadmap" de l’Arcep. Mais l’opération sera délicate et couteuse. A cela, deux raisons. Les baux de location de surfaces aptes à recevoir des antennes relais ne cessent d’augmenter. C’est une manne très rentable, qui plus est, récurrente. Mais il faudra aussi combattre les réticences. La situation a bien évolué depuis la phase de déploiement national des 3 opérateurs "historiques", il y a des années. Le paysage a changé. Les suspicions de risques sanitaires pèsent désormais énormément. Si tout le monde voulait la téléphonie mobile il y a 15 ans, les attentes ont évolué. La tendance actuelle est plus au démantèlement. Bouygues Telecom en a déjà fait les frais. Bref, le déploiement de nouvelles antennes relais, qui permettront à un nouvel opérateur de s’implanter, ne sera pas une mince affaire. Même si la réalité d’éventuels problèmes de santé n’a jamais vraiment été démontrée, convaincre et trouver de nouveaux sites, pour Free Mobile, va relever de la grande aventure. Ce sera long, très long et coûteux.
Maintenant, si Free Mobile contourne l’ensemble de ces problèmes, en particulier celui de la mise en place du réseau, les choses peuvent évoluer favorablement par la suite. Les analystes d’Exane BNP Paris pensent même que l’équilibre financier pourrait être atteint dès 5% de parts de marché, soit environ 2 millions de clients. La filiale d’Iliad pourrait alors aller encore plus loin. Sans tomber dans la pure science fiction, on pourrait imaginer qu’elle profite également de ses antennes pour tisser un maillage Wimax optimal, voir LTE (Long Term Evolution), d’abord dans les grandes agglomérations, puis à l’échelle du territoire national. L’offre de Free Mobile prendrait alors une autre dimension, ouvrant le très haut débit à ses clients. La révolution ne serait plus uniquement tarifaire, comme on peut l’espérer, mais également technique.
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