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Globalistories

Le 9 novembre 2016 par Guillemette de Brebisson

Interview Lionel Pointet

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Ancien chef de projet chez GLOBALIS, Lionel revient sur son parcours, son expérience et ses projets

Bonjour Lionel,

Nous débutons une série d'interviews d'anciens de GLOBALIS et tu es le premier. Merci de te prêter au jeu !

Lionel Pointet

Commençons donc par le début : quel a été ton parcours avant d'arriver chez GLOBALIS ?

Côté études, j'ai d'abord fait une école d'ingénieur (l'ECE à Paris) avec comme spécialités les métiers de l'internet et du conseil. J'y ai effectué quelques stages pour des grands groupes dans le webmastering, le développement (Java et C) et l'architecture des systèmes d'information.

Côté personnel, je me suis passionné pour le web depuis mon entrée au lycée. Je me suis vite mis au développement en créant un site de présentation pour un groupe de musique.

J'ai créé avec quelques amis un site d'actualités et d'échanges autour de l'informatique, pour lequel je m'occupais de toute la partie développement (en PHP, avec PHP-Nuke pour ceux qui connaissent encore). La communauté créée via ce site a été active pendant plusieurs années et on a développé quelques produits annexes comme un mini-jeu ou un site d'hébergement d'images. Évidemment, l'entrée dans la vie active de chacun ne nous a pas permis de faire durer l'aventure plus longtemps, mais ça m'a permis d'acquérir une certaine culture du web et de la technique.

Quel a été ton poste chez GLOBALIS ? Sur quels projets et avec quelle équipe as-tu travaillé ? (poste, mission, régie / forfait / TMA, tâche, contexte technique, équipe, évolution, ...)

J'ai eu la chance d'avoir accès à plusieurs fonctions au fil du temps : développeur, chef de projet, auditeur.

En effet, j'ai notamment été embauché pour porter une offre autour de la performance web, qui m'a d'ailleurs permis de participer à l'écriture d'un Mémento. Les missions consistaient d'une part à "évangéliser" autour des pratiques de performance web, d'autre part à auditer les applications des clients pour leur fournir des recommandations sur la manière de les optimiser, et enfin de temps en temps à les aider pour mettre en place ces recommandations.

Avec mon insigne de chef de projet, j'étais l'interlocuteur privilégié de plusieurs clients pour mener à bien leurs projets de création et/ou d'évolution de leurs applications. Concrètement, en interne, j'étais responsable de la tenue des délais et de la partie fonctionnelle du projet. Il fallait donc spécifier et découper le travail, planifier le temps nécessaire des différents intervenants et faciliter les échanges au sein de l'équipe.

Enfin, j'ai effectué plusieurs missions de développement. En interne, j'ai participé à la fois à l'amélioration des méthodes et outils (git, Phing, Redmine) comme à des évolutions liées au framework interne Carbone (gestion des ACL ou du cache par exemple), mais aussi à des projets au forfait. Les principales technologies que j'ai utilisées étaient Carbone et WordPress, sur lequel je me suis spécialisé.

J'ai également eu la chance d'effectuer des missions plus ou moins longues chez des clients en régie, avec d'autres technologies comme CodeIgniter ou Symfony, et aussi des problématiques différentes, notamment chez un grand groupe de presse qui devait gérer un site WordPress avec plusieurs millions de pages vues par mois.

Après ton départ, qu'as tu fait ? Et maintenant, quels sont tes projets ?

Après, je me suis expatrié pour aller exercer à 100% la fonction de chef de projet dans une agence web suisse. Je gérais donc les budgets, les plannings, les spécifications et les échanges internes ou externes sur plusieurs projets. J'y suis resté presque 3 ans, avant d'avoir envie de revenir à ma première passion : le développement.

Je fais donc maintenant partie d'une équipe de 3 personnes au sein d'une petite compagnie d'assurance (18 personnes au total), pour laquelle je m'occupe à la fois des 2 sites web de la société, mais aussi des outils de gestion internes qui sont faits maison en PHP (Zend Framework) et C#. J'y tiens un rôle de référent technique, responsable des procédures de gestion des applications et de "lead developer".

wp-appkit-with-baseline

En parallèle, cela fait maintenant 2 ans et demi que je fais partie de la petite équipe d'Uncategorized Creations, qui développe le plugin WordPress WP-AppKit. Cela me permet d'avoir un pied (ou au moins des doigts) dans le développement mobile, notamment avec les technologies hybrides que sont PhoneGap et Cordova, le JavaScript (Backbone, Underscore) et de rester actif dans la communauté WordPress.

Que t'as apporté GLOBALIS pour la suite de ta carrière professionnelle ?

J'en retire beaucoup de choses. Premièrement, le fait d'avoir eu affaire à un éventail de clients plutôt large m'a permis d'être confronté à de nombreuses problématiques et m'a forcé à changer mon point de vue régulièrement.

Également, je retiens la culture et les valeurs que sont celles d'un web de qualité tout en restant efficace et pragmatique.

Enfin, GLOBALIS m'a également permis d'acquérir un certain niveau d'expertise sur plusieurs sujets (WordPress et la performance web en premiers). Aujourd'hui encore, je me base sur ce que j'ai appris et vu ces années-là pour faire évoluer les outils et méthodes que je croise.

Quels souvenirs gardes-tu de GLOBALIS ?

C'est un joli mélange de plein d'images : les rendez-vous entre collègues chez des clients où l'entraide est de mise, les parties de tennis (pendant lesquelles il faut un peu laisser sa chance à son partenaire), les "night sessions", les petits déjeuners, les créations de chansons assistées par iPhone pendant la pause déjeuner ou même... les courses de chaises chronométrées dans les bureaux.

Pour l'anecdote, je me rappelle que sur des kakemonos fabriqués par GLOBALIS, Chuck Norris avait réussi à ajouter une lettre à son propre nom sans que personne ne le remarque...

Bref, que du bon !

Que conseillerais-tu aux étudiants qui souhaitent s’orienter dans le développement web ?

De ne pas hésiter parce qu'il y en a pour tous les goûts, et de garder 3 mots en tête : curiosité, critique et partage.

D'abord, la curiosité doit pousser à connaitre les bases du fonctionnement du web : quels que soient les outils utilisés, les principes fondamentaux restent les mêmes et il s'agit de les comprendre.

Ensuite, il ne faut pas hésiter à aller voir "ailleurs", à tester d'autres technologies qui peuvent adopter d'autres philosophies que celle à laquelle on est habitué. Ça peut être des paradigmes comme la programmation fonctionnelle ou orientée objet, des langages (Haskell, Erlang, JavaScript, Swift, etc.) ou même des frameworks (React, CodeIgniter, Hibernate, WAF...).

Il faut donc être critique par rapport à ces découvertes et explorations, essayer d'en tirer les avantages et inconvénients et finalement savoir les recommander pour les besoins qui correspondent à leurs avantages. Je pense que ce qui caractérise un "bon" développeur n'est pas forcément son expertise dans un domaine, mais plutôt sa capacité à s'adapter à toute situation, et à utiliser les bons outils au bon moment pour rester simple et efficace.

Enfin, partager ses (même maigres) connaissances nous apprend parfois plus à nous-mêmes que ce que nous apprenons aux autres. Tout le monde s'enrichit de cette démarche, et il y a plein de moyens de la mettre en œuvre : blog, vidéo, podcasts, conférences, discussion autour du café, etc.

Merci Lionel pour le partage de tes expériences et à très bientôt.

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