Sandra, de styliste à développeuse, l’étonnante reconversion

Après 10 ans passés dans le milieu de la mode, Sandra est maintenant développeuse web.


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Tu as un parcours particulier, tu as fais le choix d’une reconversion professionnelle. Que faisais-tu avant d’arriver chez GLOBALIS ?

J’ai d’abord passé un bac littéraire, puis fait une école préparatoire arts appliqués, et enfin passé un diplôme de styliste-modéliste. J’ai ensuite exercé ce métier pendant 10 ans, essentiellement en freelance, et ai notamment eu ma propre marque pendant 6 ans. J’ai donc toujours travaillé seule. J’avais 15 points de ventes à l’étranger, mais en France le principal canal de distribution était mon site internet. Et un jour, mon site se fait pirater… c’est là que tout a commencé !

Sans personne pour m’aider, j’ai dû me débrouiller toute seule. Finalement, en 15 jours j’ai réussi à faire un site de A à Z alors que je n’y connaissais absolument rien. Il y avait très peu de PHP dedans, essentiellement du HTML et du CSS, mais au moins j’ai pu faire exactement ce que je voulais, visuellement. Puis au fils du temps j’ai fait évoluer ce site, c’était mon terrain de jeu. Le jour où j’ai dû fermer mon entreprise, j’ai continué à travailler en freelance dans mon domaine, mais parallèlement j’ai commencé à faire des sites pour d’autres personnes. Il est devenu évident un jour que je m’amusais plus en développant des sites qu’en exerçant mon premier métier… J’ai donc commencé à me renseigner sur le métier de développeur, pour me rendre compte que le niveau d’études demandé était clairement très éloigné de celui que j’avais, et que si je voulais avoir des postes ou des missions intéressantes il fallait avoir un bagage technique solide. J’ai donc décidé de reprendre mes études pour devenir développeuse.

 

« N’ayant jamais travaillé dans un bureau avec une équipe, j’avais quelques appréhensions… »

 

Comment s’est déroulée ta reconversion (études, recherche de stage, premier pas dans le monde de développeurs…) ?

Mon choix d’organisme de formation s’est arrêté sur le CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers), qui propose des cours du soir ou en ligne. Mon objectif de l’époque était de valider une formation courte d’un an. Ce n’est pas si simple de reprendre des études, il faut se remettre en mode “étudiant”. En rendant mon projet de fin d’année, j’avais appris beaucoup mais pas assez à mon goût, et encouragée par un professeur, j’ai décidé de continuer. En 3 ans, j’ai passé l’équivalent d’un DUT (niveau bac+2) qui s’appelle Diplôme Analyste-Programmeur. Durant cette période, je n’ai eu aucun contact avec le monde professionnel. C’est uniquement à la fin, pour valider mon diplôme, qu’il a fallu que je fasse un stage. reconversion-professionnelle

Ayant un profil très atypique, ne connaissant pas le milieu de l’informatique, et n’ayant jamais travaillé dans un bureau avec une équipe, j’avais quelques appréhensions… je ne savais pas à quoi m’attendre, et si on allait me prendre au sérieux à cause de mon “passé”.

Après m’être inscrite au forum PHP organisé par l’AFUP l’année dernière, qui coïncidait avec la sortie de PHP 7, j’ai regardé la liste des sponsors dans l’idée de peut-être y trouver une entreprise qui me donnerait envie de postuler, et j’ai découvert GLOBALIS : une boîte 100% PHP et qui met en avant, entre autres, la qualité du travail, et la formation de ses développeurs. C’est ce qui m’a poussé à envoyer ma candidature.

J’ai eu, très rapidement, une réponse négative m’indiquant que GLOBALIS ne prenait ni apprentis ni stagiaires. Ce à quoi j’ai répondu que je les recontacterai 6 mois plus tard, à la fin de mes études, car c’est vraiment chez GLOBALIS que je voulais évoluer. Suite à ma réponse, j’ai finalement été appelée et reçue en entretien. Une fois l’entretien technique passé, j’ai pu m’expliquer sur mon changement d’orientation, et ma motivation. Contre toute attente, malgré mon niveau bac+2 sans expérience, j’ai été prise!

Quelques semaines plus tard, mes premiers pas dans le monde des développeurs se sont bien passés. J’ai été très bien accueillie, on m’a donné des choses intéressantes à faire quasiment tout de suite, et à aucun moment je n’ai eu l’impression d’être un boulet…

Maintenant que tu as été embauchée en CDI, quel est ton poste et quelles sont tes missions ?

Depuis que je suis salariée, mes missions sont les mêmes que lorsque j’étais stagiaire: je suis développeuse web junior sur le pôle Tierce Maintenance Applicative (TMA). J’interviens plus particulièrement sur des projets WordPress ou Carbone.

En TMA il y a deux aspects : la maintenance corrective, corriger des bugs,  et la maintenance évolutive, apporter de nouvelles fonctionnalités.  Nous travaillons sur des sites soit créés chez GLOBALIS, soit créés ailleurs. Il n’y a donc pas deux projets identiques, le défi c’est de s’adapter à toutes les situations, et ce en changeant de projet plusieurs fois par jour. C’est ce qui me plaît!

D’un point de vu plus technique, quel(s) langage(s) t’attire(nt) et comment te vois-tu évoluer dans le métier ? (régie ou non, passer vers un autre pôle… ?)

Pour les langages, en dehors du PHP bien sûr, j’aimerais me pencher sur le javascript natif, ou le python. J’avais commencé, mais je n’ai jamais encore eu l’occasion d’en utiliser sur des projets.

Jusqu’à récemment, mon objectif était d’avoir mon diplôme et de trouver un poste intéressant. Je ne me suis donc pas encore vraiment projetée car je découvre encore le métier, et j’ai beaucoup à apprendre. Je pense néanmoins que je resterai côté technique. Changer de pôle pourquoi pas, dans le sens où ce serait intéressant aussi de participer à un projet de A à Z. Concernant le travail en régie, il faudrait vraiment que la mission soit au moins aussi intéressante que ce que je fais aujourd’hui…

Je ne pense pas remonter une boîte un jour. Ca m’a apporté énormément dans mon parcours, et c’est une expérience que je conseille à tous, mais dorénavant je préfère me concentrer sur mon métier, pas sur des aspects administratifs, commerciaux, ou autres.

 

« Pas de sexisme ambiant ici, contrairement à ce que j’ai pu lire dans d’autres portraits de développeuses »

 

Avatar SandraTu as intégré un milieu très masculin, comment s’est passée ton intégration ?

Cette question je m’y attendais…! L’intégration s’est très bien passée, j’ai tout de suite trouvé l’ambiance de l’open space détendue et propice au travail, aux échanges. La communication est plus claire et plus directe dans l’informatique que dans la mode, ce qui n’est pas pour me déplaire! Pas de sexisme ambiant ici, contrairement à ce que j’ai pu lire dans d’autres portraits de développeuses ici ou là. Chez GLOBALIS on est même plusieurs femmes et je ne vois pas de différences de relations entre hommes et femmes. Le genre n’est pas important, et l’âge non plus. Je suis plus âgée que la plupart de mes collègues développeurs, je ne me sens pas exclue pour autant. Mais ils le savent, si jamais l’un d’entre eux dépasse les bornes, je riposte !

Que conseillerais-tu à des personnes qui souhaitent effectuer une reconversion professionnelle ?

Quand on veut, on peut !

Pour les reconversions en général, bien se renseigner sur les formations. Quitte à reprendre ses études, autant passer un vrai diplôme. Il faut bien avoir à l’esprit que ça demande énormément de temps, d’innombrables soirées et week ends sacrifiés, mais ça vaut vraiment la peine de s’accrocher.

Pour les reconversions dans le web plus particulièrement, je rajouterai qu’il faut multiplier les projets, fictifs ou réels, découvrir les outils par soi-même, bidouiller, se tromper, recommencer, voir des conférences,…

 

« [une reconversion] demande énormément de temps […] mais ça en vaut vraiment la peine »

 

Si il y avait quelque chose à refaire dans ta reconversion, que ferais-tu ?

Je la ferai dix ans plus tôt…! Je ne regrette absolument rien dans cette reconversion. D’ailleurs, ce semestre je fais une pause, mais je vais poursuivre mes études en cours du soir et passer une licence.

Où te vois tu dans les 5 prochaines années ?

Tout dépend de l’évolution du web et du domaine dans lequel je souhaiterai peut-être me spécialiser… mais je ne compte pas rechanger de métier !

 

Sandra, développeuse web chez GLOBALIS

Publié le par Guillemette de Brébisson

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