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Le 6 juillet 2015 par Guillemette de Brebisson

Aurélie, meilleure développeuse au Monde !

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omment GLOBALIS aide au quotidien à la publication du journal.

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Bonjour Aurélie ! Tu travailles actuellement au journal Le Monde, et cela fait 5 ans que tu es à GLOBALIS. Comment s’est passé ton arrivée, es-tu partie au Monde dès tes débuts ?

J’ai commencé quelques temps en interne à GLOBALIS, le temps d’être formée et de m’adapter à certains langages. J’ai ensuite réalisé une mission PHP assez rapide dans une agence, suivie de deux ans dans un établissement public.
Après cette mission, j’ai eu envie de changement ; une opportunité s’est offerte au bon moment au Monde, et me voici donc, depuis, au service du journal !

Un autre salarié de GLOBALIS, Ludovic, travaille avec toi je crois ?

Oui ; nous sommes dans le même open space, mais dans des services différents. Ludovic est au Développement (Dev), moi, à la Production (Prod). On se complète, on est sur tous les fronts. Il manquerait plus qu’une personne à la Plateforme, le troisième service informatique, et on serait vraiment partout !

Au quotidien, quelle est donc ta mission, en Prod ?

Le journal paraît tous les jours, du lundi au samedi, daté du lendemain. Dans la semaine il y a des suppléments qui paraissent en plus du quotidien : actu, sciences, … et le vendredi, le magazine, plus orienté pub et mode. Ce magazine a un traitement particulier : bien que sa publication se fasse le vendredi, le travail commence bien en amont, dès le mardi en fait. Le jeudi, on réalise un « import », c’est-à-dire qu’on importe dans l’outil des journalistes tous les articles qui vont paraître dans le magazine du lendemain, pour qu’ils puissent publier les articles via le CMS 7.
Il y a deux semaines, il y a eu un souci : il y avait des images mal nommées, des problèmes dans l’XML : j’ai donc dû faire une modification en amont pour modifier l’import, enlever tout ce qui bloquait dans XML, filtrer les images (enlever les parenthèses ou autres paramètres étranges glissés dans les noms). Il s’agit en fait d’une petite évolution, mais aussi d’une correction de bug(s).

As-tu souvent ce genre de problèmes lors des imports ?

Généralement, les journalistes respectent les règles dans leur propre outil, qu’ils gèrent de façon autonome : ce n’est qu’ensuite que les informations et les fichiers nous parviennent, et l’on doit alors, si besoin, corriger les erreurs. Mais le plus souvent, il s’agit de bugs qui arrivent on ne sait trop pourquoi, et que l’on résoudre au plus vite, pour ne pas retarder la parution du journal. On est un peu les pompiers du site, comme le dit Yannick, le chef de la Prod.
Si un bug arrive, ça passe directement par nous : on voit alors si on peut le régler. Si c’est un bug qui a été généré par une récente mise en prod des développeurs, ou un bug qui nécessite une évo, on leur donne. Mais il y a plein de petits bugs sur le site qu’on corrige en support, directement.

OpenSpace-LeMonde

Combien de « pompiers » êtes-vous au Monde pour gérer toutes ces informations et bugs ?

La prod se charge du support auprès du service client pour nos abonnés, auprès de la rédaction, du marketing, d'un premier tri sur les tickets (bugs et évolutions) avec parfois cadrage, etc. Nous sommes actuellement quatre pour l'ensemble de ces missions. Généralement, quand tout va bien, on tourne autour de 12 à 15 tickets par jour, et les mauvais jours, on peut monter jusqu’à 25 tickets, et là c’est beaucoup plus compliqué à gérer !

Comment faites-vous pour vous répartir les tickets entre vous ? Faites-vous selon les goûts, les capacités de chacun ?

C’est souvent selon les disponibilités, mais aussi les capacités bien sûr. Pour ma part, par exemple, je me suis spécialisée dans les imports/exports : c’est-à-dire, tout ce qui touche à la sortie du journal, à la gestion des différents éléments pour que tout se passe bien. Comme le journal se génère entre 12h30 et 13h chaque jour, cela représente un sacré travail !

Donc, si je comprends bien, tous les matins, c’est un peu la course pour que le journal puisse paraître à l’heure - et sans bugs !

En ce moment à la prod, nous avons des journées très courtes, qui passent très vite, dans le sens où notre emploi du temps est chargé. Chaque matin, on a les stand-up, sortes de mini-réunion ou de point du jour.
« Le stand-up du 8 » se passe par exemple au 5è étage avec l’équipe du CMS 8, le nouveau CMS des journalistes qui remplacera à terme le 7. Je me rends donc à la réunion, je note les avancées qui me semblent importantes pour la Prod, je fais aussi passer des messages si jamais il y a besoin entre les deux équipes, je remonte les problèmes rencontrés par les journalistes…

Récemment, un article ne s’affichait pas dans une rubrique : après plusieurs recherches, on s’est rendu compte que cela était dû au nouveau CMS, à l’oubli d’une coche de case pour « afficher cette brève » ; alors que c’est quelque chose qu’on leur répète sans cesse ! Il y a parfois quelques petits soucis de communication, et mon rôle est donc de veiller à ce que toutes les informations véhiculent bien entre les services, et que des solutions soient trouvées rapidement pour corriger ce genre de problème. Généralement, ces stand-up durent environ dix minutes, cela dépend des jours.

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Du coup, le matin, on a souvent qu’une petite heure et demie pour faire tout ce qu’on a à faire : lire les mails, préparer et aller aux stand-up, sans compter les nombreuses interruptions de petites tâches qui se rajoutent sans cesse, les tickets à gérer… le sumum se passe vers midi : on surveille l’arrivée de tous les PDF et les XML qui nous viennent du 2è étage pour pouvoir générer le journal. C’est ensuite aspiré sur tous les serveurs FTP, et il faut bien vérifier qu’aucun élément ne manque : une image, un supplément… Ont-ils oublié de nous l’envoyer, ou y a t-il un souci de réception des fichiers ? Etc. on doit savoir parer à toute éventualité, et réagir vite. On n’a pas beaucoup de temps pour régler les soucis, on se doit donc d’anticiper le plus possible.

Quand tout se passe bien, le fichier du jour (le quotidien aux formats HTML, flash, PDF...) est généré vers 13h : on vérifie alors sur le site que le journal en question est bien là, et que tout se passe bien. On dit qu’il est disponible vers 14h, mais généralement, il est déjà là entre 13h et 13h10. Les déconvenues arrivent de moins en moins souvent, heureusement !
Il y a aussi le JT (quotidien), le journal tactile sur ipad. Toutes les vérifications se font également au moment de manger. Donc, généralement, quand tu as fini ton journal ou magazine du jour, tu as encore le JT derrière à vérifier. Il est déjà arrivé qu’on aille manger vers les 14h30, le temps de tout valider…

Et ce genre de responsabilité, ce stress pré-parution, ces délais un peu rush, ça te va ?

Oui, vraiment ! Ca fait de l’action, des défis à relever, et cela me permet d’être surprise un peu chaque jour ! On touche à tout, j’aime bien. On fait des petites interventions en base de données, de petits développements, des corrections de bugs… Parfois, on a l’impression d’être un peu magiciens : on nous appelle à l’aide, les gens nous disent : « ça ne marche pas, ça ne marche vraiment pas ! », on se déplace alors dans les étages, et le seul fait d’arriver… et tout marche de nouveau, comme par magie ! Une question de magnétisme, sans doute…

Quels sont les langages et technos que tu utilises au jour le jour ?

C’est toujours les mêmes, dans le sens où les innovations sont plutôt du côté du nouveau CMS 8. Pour nous, le CMS 7, on utilise PHP surtout, et aussi le framework maison développé en interne par Le Monde : Rosae.

Et dans ce cas précis, où vous changez d’outils, de techno, comment ça se passe : vous avez une formation générale, individuelle, vous vous formez sur le tas ?

Je pense que nous allons nous former sur le tas. En fait, à la Prod historiquement, nous sommes quatre - même si dans l’idéal nous aurions dû être cinq, pour que l’un de nous se charge de gérer le service Clients. Il y a eu deux départs que l’on a dû remplacer : une personne est partie pour rejoindre le service Dev, l’autre a fini son alternance chez nous. A ce moment-là, nous n’étions plus que deux en Prod ! Nous avons recruté, et, il y a un mois, nous avons aussi pensé à mettre en place un système où, mensuellement, un dev nous rejoint en Prod pour nous soutenir, afin que nous soyons quatre. Toute l’équipe de Dev y passera ! Cela permettra de les sensibiliser sur ce que nous faisons en Prod, de les éclairer sur nos besoins. Et ça a plutôt l’air de marcher, car le premier à tester ce système nous a dit l’autre jour : « Mais en fait, vous vous tapez de ces bugs, à cause de nous ! », ce qui fait qu’il fera beaucoup plus attention lorsqu’il développera, à l’avenir.

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J’imagine qu’avec tout ça, tu n’as pas beaucoup de temps pour la veille ?

C’est un peu compliqué en effet : pendant la journée, on a rarement le temps, et une fois la grosse journée finie, on n’as pas spécialement envie de se replonger dans tout ça avant au moins le lendemain ! L’après-midi est un peu plus calme. C’est pour nous le moment de gérer toutes les petites demandes qui nous parviennent de différents services : création de comptes, modifier l’URL d’un blog… On est au service des journalistes, mais pas seulement !
C’est souvent là que sont calées les réunions entre les différents services, où le service Prod se doit d’être présent. Par exemple, cet après-midi, nous avons une réunion autour du « Numéro zéro » : c'est comme cela qu'on appelle les premiers essais d'une grosse nouveauté. Actuellement, les journalistes se servent du CMS 7 pour animer la Une du Monde. Et là, pour la première fois, ils vont faire un test avec le nouveau CMS 8, pendant environ une heure et demi.

Pourquoi ce nom, « CMS 7 » ?

Ca s’écrit en fait S.E.P.T., comme le chiffre, et veut dire « Système Editorial de Production et de Traffic ». Par jeu, on a donc appelé le nouveau CMS « 8 », pour marquer une continuité. Mais, là, H.U.I.T. ne voudrait rien dire ! C’est Ludovic et son équipe qui ont posé les bases de ce nouveau CMS, on attend donc les retours avec une certaine impatience.

Lorsqu’il y a des actualités bouillantes, des rushs, comment ça se passe pour toi ? Est-ce que tu peux être amenée à participer, et si oui, dans quelle mesure ?

Les derniers exemples en date, c’étaient les élections départementales et municipales : j’étais d’astreinte. Ca a un côté très étrange de venir au travail un weekend ! L’ambiance y est spéciale : tu es avec tes collègues mais c’est différent. Tu es au cœur de l’actu, tu fais partie de quelque chose de spécial ; tu vois les journalistes en direct, très spontanés dans leurs réactions... Par exemple, je me souviens leurs regards perdus et blasés quand on voyait apparaître partout le FN. On se sent privilégié, c’est super intéressant car on voit l’information là où elle se crée, en direct. C’est assez impressionnant. J’aime beaucoup le milieu journalistique, alors je suis vraiment heureuse d’en faire partie lors de ces occasions !

Pendant ces évènements, j’assure surtout le lien entre les journalistes et l’équipe technique : je fais la navette entre les deux, je leur demande de façon récurrente s’ils ne rencontrent pas de problème, on intervient alors sur les bugs dès qu’ils sont identifiés… Parce que, souvent, les équipes rencontrent des bugs, mais elles ne viennent pas nous le dire tout de suite, trop occupées par l’actualité en question.
Si on les laisse faire, elles arrivent parfois plusieurs heures après demander de l’aide, énervées et stressées, ce qu’on essaie d’éviter un maximum, donc. La dernière fois, on avait un souci avec les images qui s’affichaient mal : on a donc tout de suite remonté le problème aux dev via Ludovic, qui est Lead Développeur. Encore une fois, rigueur et réactivité sont de mise pour faire en sorte que tout se déroule de façon fluide, et garder une bonne ambiance de travail.

Quelles peuvent être tes autres missions au Monde ?

Avec un collègue, on a pour rôle d’accueillir les nouveaux arrivants : on le fait assez fréquemment, même si ces derniers temps, c’est plutôt calme. La présentation dure à peu près deux heures, le temps pour nous de leur présenter les différents départements, les gens qui y travaillent... histoire qu'ils sachent que l'informatique est subdivisé. On accueille des développeurs, mais aussi des gens du marketing, des journalistes, des stagiaires.
On leur explique qu’on ne fait pas de mise en prod le vendredi, pas après 17h, pour qu’ils puissent s’organiser en conséquence. Si l’on ne fait pas ça, les gens nous envoient un mail le jeudi matin pour quelque chose à faire urgemment, et ensuite, lorsqu’ils viennent nous voir à 16h30 en nous disant qu’on ne l’a pas fait, on n’est parfois même pas au courant de leur demande, parce qu’on pas encore eu le temps de dépiler nos mails. Du coup, pour une mise en prod avant 17h, c’est un peu compliqué ! On leur demande donc, quand c’est urgent, de nous appeler ou de venir nous voir directement. On leur dit souvent : « Quand vous avez le feu chez vous, vous n’envoyez pas aux pompiers une lettre par la Poste… ».

Question avenir, évolution de ton poste : comment vois-tu les choses ? Aimerais-tu passer Lead développeur ?

Lead, je ne pense pas, car on a déjà deux personnes - dont Ludovic - qui sont super pointues et qui font du développement non-stop ; moi, je ne fais pas du développement toute la journée. J’aimerais d’ailleurs en faire un peu plus, car aujourd’hui, je fais surtout de la correction de bugs, et ça me manque un peu. Mais après, il faut aussi savoir s’adapter en fonction des besoins de la Prod. C’est-à-dire, se former, être plus créatif : c’est un autre défi !

Pour finir, qu’est-ce que GLOBALIS t’a apporté ?

La possibilité de venir travailler au Monde, bien sûr, moi qui adore ce milieu ; mais aussi et surtout, le fait d’avoir été formée à mon arrivée. C’était vraiment bien, et très rassurant. Toutes les entreprises ne font pas ça, et c’est vraiment sympa de prendre le temps d’intégrer une personne à son équipe et de la mettre à l’aise dans son futur environnement. On est aussi tout de suite accompagné par un collègue : à l’époque, c’est Ludovic justement qui m’avait accueillie, à mon arrivée à GLOBALIS. C’est drôle d’être ensemble au Monde aujourd’hui !

Merci Aurélie de nous avoir consacré du temps !

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